définition du REIKI USUI :

Description et historique:

Mikao Usui 臼井甕男 (1865–1926)

Chujiro Hayashi 林 忠次郎 (1880 – 1940)

Le terme « reiki » existe dans le shingon où on évoque lors des méditations le fait d’absorber le ki de l’univers ainsi que dans le shinto où le terme désigne les initiations [citation nécessaire]. La première publication sur le sujet date de 1919 au Japon, sous la plume d’un naturopathe nommé Mataji Kawakami, et dans son ouvrage « Reiki Ryoho to sono Koka » (« Reiki Ryoho et ses effets ») [citation nécessaire]. Le terme ne sera utilisé par Mikao Usui qu’à partir de 1924 [citation nécessaire]. Selon Chrish Marsh et Dave King [citation nécessaire], préalablement, la méthode de soin porte les noms d’Usui-Do (voie de M. Usui) ou Usui Téaté (guérison par le toucher de M. Usui). Selon Hiroshi Doï et la Usui Reiki Ryoho Gakkai de Kyoto (la Fondation originelle de reiki), cela est inexact [citation nécessaire]. Sur la tombe de Mikao Usui, ce sont les termes « reiki » et « reihô » (voie spirituelle) qui apparaissent exclusivement[citation nécessaire]. La syllabe « rei » désigne l’esprit. La syllabe « ki » est issue du chinois « qi » (prononcer « tchi »), qui désigne l’énergie universelle. Celle-ci est aussi appelée prâna dans les langues indiennes [citation nécessaire]. Le reiki est donc étymologiquement : l’esprit et l’énergie universelle.

La méthode de soin appelée reiki fut mise au point au Japon par son fondateur Mikao Usui (18651926) à partir de 1922, peut-être même avant 1918 [citation nécessaire]. Selon Idriss Lahore, c’est au cours d’une « expérience de mort imminente« 3 qu’il aurait pris conscience de ses dons de guérisseur. L’expansion du reiki en Occident est due d’un côté, à la branche nippo-américaine de Mme Hawayo Takata et de sa petite-fille Phyllis Lei Furumoto qui transmirent les principes élémentaires du reiki et des techniques très simplifiées et formèrent des maîtres occidentaux à partir des années 1970 (principalement dans le courant New Age et les spiritualités contemporaines), et de l’autre côté, à la branche japonaise directement liée à l’un des élèves de Mikao Usui, Chujiro Hayashi, introduite directement depuis le Japon en Europe au début des années 2000.

La méthode:

Séance de reiki

Bien qu’il existe aujourd’hui différentes manières d’appréhender et de présenter le reiki, selon la plupart de ses praticiens, l’un des buts du reiki est de soulager les souffrances, d’apporter un calme mental, une paix intérieure et un bien-être en général. Il se fonderait sur le concept du taoïsme chinois Ch’i ainsi que celui du Zen et des Arts martiaux japonais ki, « énergie universelle de vie » (l’équivalent du Ch’i chinois et du Ki japonais est le prâna dans la philosophie indienne), le « souffle vital » qui circule partout dans la Nature, notamment dans le corps, permettant son fonctionnement et reliant les êtres entre eux.

Certains praticiens associent le reiki à l’activation des 7 chakras qui est une conception issue du tantrayana et du yoga traditionnel indien. Ce système de l’Inde est connu au Japon à travers le système bouddhiste, lequel s’appuie sur 5 centres subtils correspondant aux 5 éléments, et le Shintô/Taoïsme, comme l’acupuncture et le shiatsu, sur un système de 3 centres subtils.

Le système de progression dans le reiki est visiblement très inspiré du shintoïsme japonais, dont il reprend en partie le système d’initiation lequel est dénommé « reikiki » ou « reiki-kanjō » dans le Shintô traditionnel4. Il se réfère aussi en partie au système bouddhiste, notamment à la psychologie bouddhique tantrique (vacuité de l’ego) : ainsi l’un des symboles reiki est la représentation picturale du mantra de la compassion, la syllabe (bija) « hrih » qui symbolise le bouddha Amitabha. Le symbole utilisé par le maître pour conférer l’initiation (dai-komyo) renvoie au mantra shingon Komyo (lumière brillante) en relation avec la doctrine bouddhique de la claire lumière fondamentale5lequel est représenté dans cette tradition par un mandala dans lequel le bouddha Vairocana est entouré des couleurs de l’arc-en-ciel avec en périphérie 23 lunes blanches comprenant des lettres sanscrites.

Les principaux symboles du reiki transmis dans les enseignements des deuxième et troisième degrés sont : le Cho Ku Rei, le Sei He Ki, le Hon Sha Ze Sho Nen, le Dai Ko Myo. Ils sont tracés ou visualisés durant la séance de reiki6. Dans la pratique, l’imposition des mains est censée transmettre « de l’énergie », c’est-à-dire « une force en mouvement ».